Perche Nature - Perche et Vallée du Loir -
Association d’étude & de protection de la Nature dans le Perche & la Vallée du Loir

Circuits touristiques

Perche Nature, en partenariat avec l'Office de Tourisme et le Comité Départemental de Protection de la Nature et de l'Environnement, vous propose quatre itinéraires pédestres sur le Perche et la Vallée du Loir afin de découvrir le patrimoine naturel du Nord Loir-et-Cher.

Pour télécharger les applications mobiles de l'Office de Tourisme Territoires Vendômois, Ecobalade:

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Et celle du Comité Départemental de Protection de la Nature et de l'Environnement, Guidigo :

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Projet soutenu par l'Europe, la Région Centre Val de Loir et le Pays Vendômois.

 Drapeau europeen FEADER CENTRE  EXE LOGO EUROPE SENGAGE RC FEADER  logo syndi mixte  AvosID  logo leader

1. Circuit "vieux bocage" du Temple

drapeau franais

Sur la commune du Temple (41170) existe un Espace Naturel Sensible dénommé "Vieux bocage du Perche". La particularité de ce site est bien entendu la forte densité de vieilles "trognes" (arbres typiques du milieu bocager dont la taille régulière lui confère un aspect original) que l'on peut observer sur une partie du parcours.

Les dix tables de lecture disposées tout le long de l'itinéraire vous renseigneront sur l'histoire du bocage, les rôles d'une haie et ses modes de gestion, la biodiversité associée à ce type de milieu, etc.

Pour compléter ces panneaux d'informations vous trouverez ici davantage d'éléments : photos, explications.

 DRAPEAU ANGLAIS

On the municipality of the Temple ( 41170 ) exists a Sensitive Natural Space called  " Vieux bocage du Perche ". The particularity of this place is naturally the strong density of "trognes" (typical trees of the wooded middle the regular size of which confers it an original aspect) that we can observe on a part of travel.

Ten turntables arranged during the route will inform you about the story of the bocage, the roles of a hedge and its modes of management, the biodiversity associated with this kind of middle, etc.

 

2. Circuit du Réveillon, "Loir et sources" à Saint-Firmin-des-Près

drapeau franais

Sur la commune de Saint-Firmin-des-Près (41100), un parcours d'environ neuf kilomètres vous fera découvrir le Loir, des résurgences, sources et zones humides, puits, lavoirs et moulin à eau, et le panorama de la vallée du Loir.

En partenariat avec l'association locale "Chemins et Paysages" partez à la découverte de la vallée du Loir. chemins et paysages

Pour en savoir davantage sur le contenu des panneaux disposés tout le long du parcours cliquez ici.

DRAPEAU ANGLAIS

On the municipality of Saint-Firmin-des-Près, one travel of nine kilometers will make you discover the Loir, his resurgences, sources and wet zones, the wells, the wash houses and the water mill, and the panorama of the valley of the Loir.

In partnership with the local association "Chemins et paysages" go off to explore the valley of the Loir.

 

3. Circuit du Bois de la Bulière à Bouffry

drapeau franais

Sur la commune de Bouffry, où se situe le point culminant du Loir-et-Cher à 256m, un parcours de 7 km vous attend à travers les bois. Vous pourrez admirer un joli point de vue sur la vallée, des pâtures avec de beaux arbres têtards, le superbe lavoir du village, et toute la faune et la flore que l'on rencontre dans ce paysage.

Pour compléter ces panneaux d'informations vous trouverez ici davantage d'éléments : photos, explications.

DRAPEAU ANGLAIS

On the municipality of Bouffry, where is situated the peak of Loir-et-Cher, in 256 m, one travel of 7 km waits for you through wood. You can admire an attractive point of view on the valley, the feed with beautiful trees, the magnificent wash house of the village, and all the flora and fauna which we meet in this landscape.

 

4. Circuit pelouse calcaire de Lavardin

drapeau franais

Sur la commune de Lavardin, tout au long d’un circuit de 2,4 km, vous pourrez admirer ce village médiéval, classé "Plus beau village de France" et sa pelouse calcaire à flanc de coteau. Un peu de dénivelé à prévoir mais la vue au sommet de la colline en vaut la peine ! La seconde partie de la randonnée vous emmène dans les ruelles discrètes du bourg.
Tout au long du parcours vous rencontrerez des panneaux mettant l’accent sur des éléments particuliers du paysage et de la biodiversité locale.

Pour les curieux et intéressés, vous pourrez ici en apprendre encore un peu plus…

DRAPEAU ANGLAIS

On the municipality of Lavardin, throughout a 2,4 km circuit, you can admire this medieval village, classified "More beautiful village of France " and its hillside calcareous lawn. Little of made uneven to plan but the view at the top of the hill is wonderful! The second part of the ride takes you in the discreet alleys of the village.
All along the route you will meet panels emphasizing particular elements of the landscape and the local biodiversity.

Circuit "vieux bocage" du Temple

Logo ENS PDESI

Sur la commune du Temple (41170) existe un Espace Naturel Sensible dénommé "Vieux bocage du Perche". La particularité de ce site est bien entendu la forte densité de vieilles "trognes" (arbres typiques du milieu bocager dont la taille régulière leurs confère un aspect original) que l'on peut observer sur une partie du parcours.

Les dix tables de lecture disposées tout le long de l'itinéraire vous renseigneront sur l'histoire du bocage, les rôles d'une haie et ses modes de gestion, la biodiversité associée à ce type de milieu, etc.

Télécharger la fiche pratique du parcours.

Pour compléter ces panneaux d'informations vous trouverez ci-après davantage d'éléments : photos, explications.

 Liens vers les panneaux :

N°1 Présentation N°2 Les Espaces Naturels Sensibles N°3 Les Trognes N°4 Traces et Empreintes N°5 La Haie  N°6 Gestion de la Haie  N°7 Le Bocage N°8 Histoire du Bocage N°9 La Mare N°10 Le Château de la fredonnière

Lien pour télécharger l'application Guidigo. Télécharger l'appli Guidigo puis le parcours "Vieux bocage du Perche".

 - Panneau N°1 : Présentation

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Le "circuit de trogne en trogne" fait le tour de l'Espace Naturel Sensible (ENS) "vieux bocage du Perche".

Parcours Le Temple

Long d'un peu moins de 6 km, vous apprécierez une randonnée à travers le bocage percheron bordé de trognes ancestrales.

- Panneau N°2 : Les Espaces Naturels Sensibles

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Un ENS, selon l'article L142-1 du code de l'urbanisme est défini comme il suit :

"Afin de préserver la qualité des sites, des paysages, des milieux naturels et des champs naturels d'expansion des crues et d'assurer la sauvegarde des habitats naturels selon les principes posés à l'article L. 110, le département est compétent pour élaborer et mettre en oeuvre une politique de protection, de gestion et d'ouverture au public des espaces naturels sensibles, boisés ou non.

La politique du département prévue à l'alinéa précédent doit être compatible avec les orientations des schémas de cohérence territoriale et des chartes intercommunales de développement et d'aménagement, lorsqu'ils existent, ou avec les directives territoriales d'aménagement mentionnées à l'article L.111-1-1 ou, en l'absence de directive territoriale d'aménagement, avec les lois d'aménagement et d'urbanisme prévues au même article."

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A quelques kilomètres d'ici, la carrière de la Mutte, à Sargé-sur-Braye, est également classée en ENS, mais cette fois-ci pour son caractère géologique.

 ph carriere mutte

Non loin, dans le village de Boursay où se situe la Maison Botanique, centre européen des trognes, un chemin constitué de trognes déplacées et installées en ce lieu est également classé ENS :

Le chemin des trognes de Boursay.

- Panneau N°3 : Les trognes

La particularité de cet espace naturel sensible est l'abondance de trognes (autrement appelés "arbres têtards"). Utilisées autrefois, dans les haies bordant les parcelles agricoles, pour le bois de chauffage. Elles servaient également de bornes pour délimiter les parcelles.

La pratique de la taille en trogne semble attestée dès le Néolithique (vers 3400 avant notre ère) outre-Manche.

Des racines à l'extémité de ses branches, la trogne accueille une foule d'espèces animales.

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Chaque trogne du circuit possède son petit nom, donnée par des habitants de la commune.

Pour en savoir plus sur les trognes : "L'arbre paysan aux milles usages", de Dominique Mansion aux éditions Ouest France.

Les trognes larbre paysan aux milles usages

- Panneau N°4 : Traces et empreintes

Quelques habitants du bocage et de la forêt :

Le sanglier laisse ses empreintes, se roule dans la boue dans des souilles pour se rafraichir et pour se débarrasser des parasites. Couvert de boue, il se nettoie en se frottant aux arbres laissant quelques poils sur les troncs. Fuyant l’homme, le sanglier est inoffensif mais attention de ne pas se retrouver entre les marcassins et la laie (femelle).

Visible la journée, perchée sur des piquets ou dans les arbres, la Chevêche d’Athéna est plus active la nuit où l’on entend son cri semblable à un miaulement. Elle chasse insectes et petits rongeurs. Cette habitante typique du bocage chasse rongeurs et petits insectes et régurgite des pelotes de réjection composées de poils et d’os ou d’autres éléments non assimilables.

La Martre quant à elle habite plutôt dans les forêts. Elle s’abrite dans un arbre creux, les anciens nids d’Écureuil, ou les nids de Pic noir. Elle se tient généralement à l’écart des habitations. Son domaine vital peut s'étendre jusqu'à 382 km2.

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épreinte d'une martre ou fouine

Les traces du lièvre et du chevreuil sont également visibles en ce lieu. Observez les jeunes pousses sur les arbustes car le lièvre et le chevreuil peuvent tous deux se nourrir de bourgeons.

Cependant, la forme de la "coupe" dépend de l'animal :

Branche chevreuilbranche livre

Chevreuil                                 Lièvre

Le lièvre coupe les branches en biseau net avec ses incisives tranchantes.

Le chevreuil arrache la branche et laisse une petite lamelle correspondant à l'écartement entre ses incisives.

Et au niveau des plantes ?

De nombreuses zones humides ont été drainées pour permettre de cultiver les céréales. Ces zones étaient autrefois uniquement valorisables, au niveau agricole, par l'élevage.

Témoins du caractère humide du site, vous apercevrez dans les bois et le long des haies des fougères : le polypode, la langue de cerf et la fougère mâle. Identifiez les avec le guide ici.

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La langue de cerf ( Asplenium scolopendrium )

- Panneau N°5 : La Haie

Il existe différents types de haie :  La haie sur talus par exemple, la haie plessée, la haie fruitière, la haie basse, la haie haute-tige... Autant de modelage et d'utilisations possibles de la haie selon les besoins de l'Homme.

Les haies de notre bocage percheron sont souvent constituées de chênes, pommiers et poiriers sauvages, de charmes, sorbiers, aubépines, prunelliers, etc.

On considère que les haies comportant du houx sont d'origines forestière (linéaires conservés suite à un déboisement).

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- Panneau N°6 : Gestion des haies

Les méthodes d'entretien dépendent du type de haie :

 

1. L’élagage : cette technique est utilisée sur les arbres de haut jet.

2. Le recépage : il s’applique sur les essences de la strate arbustive, c’est-à-dire le noisetier, le saule, le prunellier, … qui se développent en plusieurs brins à partir du sol, ce que l’on nomme "cépée". Elle est exploitée en coupe rase tous les 10 à 15 ans.

3. L'émondage : les ''têtards'' ou "trognes" ou taillis perchés sur un tronc court (châtaignier, chêne, saule...) avec des branches coupées tous les 5 ans environ.

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- Panneau N°7 : Le Bocage

"Les paysages de bocage sont souvent associés à des activités agricoles de type polyculture-élevage. À l’échelle nationale, les grandes régions bocagères se situent principalement dans l’ouest (Basse-Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes) et le centre du Pays (Limousin, Bourgogne). Mais en fait , presque toutes les régions françaises sont concernées par la présence de bocages plus ou moins relictuels." (Source ONCFS)

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carte bocages de france

Répartition du bocage en France métropolitaine - Sources ONCFS

- Panneau N°8 : Histoire du bocage

Le bocage s'est mis en place à la suite des défrichements du Moyen-Âge opérés en particulier par les moines pour la création de cultures.

Ainsi le bocage occupait une grande part de la façade atlantique. Au début du XXe siècle avec l'industrialisation, le regroupement des parcelles agricoles et la régression de l'élevage, le bocage a fortement régressé dans toute l'Europe.

On trouve encore des paysages bocagers en Autriche, Belgique, Italie, dans le Nord-Ouest du Royaume-Uni, en Espagne et au Portugal.

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Ces arbres témoignent d'un passé bocager dans cette parcelle agricole

- Panneau N°9 : La mare

Au bord de l'étang restez vigilants et surveillez vos enfants.

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L'étang au fil des saisons

L'étang du château de la fredonnière nous offre une belle illustration de l'atterrissement naturel d'une mare.

En effet, un étang ou une mare, lorsqu'il n'est pas entretenu, va se combler naturellement. Les dépôts organiques (feuilles mortes, branches, etc.) vont se dégrader, et former au fond de l'eau ce qu'on appelle la vase.

La hauteur d'eau diminue peu à peu et la végétation s'installe. cette végétation va se dégrader à son tour accentuant le comblement de l'étang. Les arbustes puis les arbres prendront place en cet endroit.

 schema atterrissement mare

- Panneau N°10 : Le château de la fredonnière

Le site internet de la commune du Temple vous propose davantage de détails sur l'histoire de ce château.

En 1560 les "Conjurés d'Amboise", gentilshommes protestants, se seraient retrouvés dans le manoir dans le but de programmer l'enlévement de François II pour le soustraire à la famille de Guise. Cet évenement annonce la future guerre de religions que connaîtra le royaume de France.

Le Temple la Fredonnire 3

LETEMPLE61DT5 le chateau

Circuit du Réveillon, "Loir et sources" à Saint-Firmin-des-Près

Sur la commune de Saint-Firmin-des-Près (41100), un parcours d'environ neuf kilomètres vous fera découvrir le Loir, des résurgences, sources et zones humides, puits, lavoirs et moulin à eau et le panorama de la vallée du Loir.

En partenariat avec l'association locale "Chemins et Paysages" partez à la découverte de la vallée du Loir.             chemins et paysages

Tout au long du parcours vous rencontrerez des panneaux mettant l’accent sur des éléments particuliers de cette biodiversité. Voici, ci-après quelques compléments d'information.

N°1  Départ  N°2 Odonates et Agrion de Mercure   N°3 Préhistoire   N°4 Chiroptères    N°5 Chemin du Gué aux ânes   N°6 Chapelle Saint Vrain   N°7 La richesse des mares  N°8 Lecture de paysage    N°9 Oiseaux d'eau    N°10 Prairies humides

Panneau N°1 : Départ

A venir : photos village sous les différentes saisons

Panneau N°2 : Odonates et Agrion de Mercure

Savez-vous distinguer la demoiselle (Zygoptère) de la libellule (Anisoptère) ?

Les demoiselles replient leurs ailes au-dessus d’elles quand elles se posent et les libellules ont, au repos, les ailes étendues et non pas repliées.

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Calopteryx éclatant (demoiselle) © T. Bourget

Voici, ci-après, la métamorphose d'une larve de libellule. Nous appelons cela une "Mue imaginale", car tout insecte en phase adulte est dénommé un "Imago".

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 Mue imaginale © C. Derenne

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Libellule après sa métamorphose © C. Derenne

Panneau N°3 : Préhistoire

Panneau N°4 : Chiroptères

Suivant les espèces les chauves-souris ont 32, 34, 36 ou 38 dents.

Reproduction :

Les chauves-souris n’ont qu’un seul petit, celui-ci mesure le tiers de la taille de sa mère. La femme s’en occupe seule. Le petit ne sait pas voler tout de suite mais la mère est obligée de lui apprendre. Elle lui apprend aussi à se diriger dans l’obscurité. Il s’envole vers l’âge de 2 mois. Avant de savoir voler, le petit vit cramponner à sa mère, même au vol.

Le vol :

La vitesse varie selon les espèces, celle-ci est comprise entre 22 et 55km/h. Une fine peau sombre relie les doigts de la main ainsi que les pattes arrière et la queue. Cette peau forme les ailes. Celle-ci doit toujours être légèrement humide et c’est pour cela que les chauves-souris recherchent toujours des endroits humides pour hiberner.

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Grand rhinolophes © F. Laurenceau

Panneau N°5 : Chemin du Gué aux ânes

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Gueauxanes

 Panneau N°6 : Chapelle Saint Vrain

 A l'intérieur on peut encore observer une peinture monogramme « SV » sur les murs, une tribune et une cloche de bronze dans le clocher-mur.

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Panneau N°7 : La richesse des mares

En 30 ans (1960-1990) près de la moitié des zones humides ont disparu en France.

Les plantes jouent plusieurs rôles importants dans la mare :

-          Elles libèrent de l’oxygène qui permet aux animaux aquatiques de respirer,

-          Elles participent activement à l’épuration de l’eau,

-          Elles forment des habitats très variés pour de nombreux animaux,

-          Elles constituent la base des chaînes alimentaires,

-          Elles servent de support pour la reproduction de nombreux animaux,

-          Elles régulent les gros écarts de température de l’eau.

 Créer une mare

mare

Mare de prairie  © T. Bourget

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Mare forestière  © T. Bourget

Panneau N°8 : Lecture de paysage

N'hésitez pas à faire le détour par l'Espace Naturel Sensible des Grouais de Chicheray, classé pour son caractère géologique.

ENSGrouais

Plan pour aller visiter l'ENS

ENS

Panneau N°9 : Oiseaux d’eau

D’autres éléments ont leur importance pour l’accueil de différentes espèces, :

- La présence de roselières, d’arbres et d’arbustes autour de l’étang,

- la variation des niveaux d’eau au cours de l’année,

- l’apparition discrète de petites étendues de vase le long de certaines berges.

Le balbuzard se nourrit uniquement de poissons capturés à la surface de l'eau : ils pèsent généralement entre 150 et 350 grammes et mesure 20 à 35 cm. Il repère sa cible en la survolant d'une hauteur de 10 à 20 mètres ou en pratiquant le vol stationnaire. Il plonge alors, tête la première, ailes repliées et serres en avant, immerge uniquement les pattes et ressort avec sa proie qu'il transporte jusqu'à son nid ou sur un perchoir où il la dévore. Compte-tenu de son alimentation très spécialisée, le balbuzard est à proximité de milieux aquatiques : bord des lacs, fleuves, grands étangs...

Le nid du balbuzard est construit de branches et posé sur un promontoire, grand arbre, pylône électrique ou rocher escarpé. En l'absence de prédateurs, il est parfois même construit à terre. De façon générale, il est utilisé plusieurs années consécutives et au fil des ans, il peut atteindre une dimension assez imposante. En avril-mai, la femelle pond habituellement 3 oeufs blanc-crème tachés de brun-roux qu'elle couve pendant une période de 34 à 40 jours. Les jeunes s'envolent 51 à 54 jours après l'éclosion.

Oiseaux deau

Source

Panneau N°10 : Prairies humides

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Prairie humide à la source du Réveillon

Les prairies humides sont essentielles tant pour leur rôle physico-chimique (épuration de l'eau, atténuation des crues et des étiages) mais aussi pour la biodiversité qu'elles accueillent.

Avec un peu de chance vous pourrez observer quelques plantes dont la Reine des près, l'Iris faux-açore, la cardamine des près, etc.

cardamineDesPres FLIrisFauxAcore FLReineDesPres FL

© F. Laurenceau

Circuit du Bois de la Bulière à Bouffry

Sur la commune de Bouffry, tout au long d’un circuit de près de 7 km, vous pourrez admirer une diversité de paysages. Vous traverserez bois et zones bocagères, longerez haies et plaines tout en rencontrant de nombreuses espèces animales et végétales. Ce sentier typique du Perche avec constructions en bauge et chemin creux vous fera passer quelques heures de découvertes en pleine nature !

Tout au long du parcours vous rencontrerez des panneaux mettant l’accent sur des éléments particuliers de cette biodiversité. Voici, ci-après quelques compléments d'information.

N°1 Départ    N°2 Reconnaissance des arbres   N°3 Ortie    N°4 Bocage et haie   N°5 Chemin creux     N°6 Robinier     N°7 Gestion forestière     N°8 Sol et géologie    N°9 Architecture : bauge   N°10 Faune des forêts

Téléchargez le plan du parcours ici.

Pas de difficulté particulière sur ce circuit, comptez 2h30 pour la boucle. En hiver et au printemps les chemins peuvent être boueux.

Panneau N°1 : Départ 

Bouffry est une commune du Loir-et-Cher situé dans le Perche Vendômois. C’est un petit village de quelques centaines d’habitants abritant de jolis points de vue.
Son lavoir, non loin du parking, derrière la mairie, se trouve à côté d’une fontaine. L’histoire raconte que celle-ci aurait des propriétés guérisseuses pour les maladies de peau et qu’elle serait dédiée à Saint Evroult. Une statue de ce dernier est placée dans l’église du village.

lavoir

Le lavoir est occupé par de petits habitants !

grenouille verte

Grenouille vert Pelophylax kl. esculentus

Et il est bien entouré !

violette

Violette sauvage en fleur

Panneau N°2 : Reconnaissance des arbres

Le Tremble : Utilisé pour la fabrication des allumettes, donne une pâte à papier de bonne qualité.

Le charme : Excellent bois de chauffage. Utilisé pour les étals de boucherie. Fabrication de jouets, d’outils, queues de billard, quilles et boules…

Le chêne : Utilisation en ébénisterie, menuiserie, fabrication de parquet, escaliers… Utilisé autrefois dans la construction navale, la fabrication des ponts, roues pièces de machines et wagons. Très riche en tanin, son écorce est utilisée en pharmacie.

Panneau N°3 : Ortie

Voici une recette de soupe aux orties.

Pour 4 personnes, il vous faut :

  1. 500 g de feuilles d'ortie.
  2. 1 oignon.
  3. 1 pomme de terre.
  4. 1 gousse d'ail.
  5. 50 c de bouillon de volaille.
  6. 2 cuillères à soupe d'huile d'olive.
  7. Sel, poivre.

Épluchez puis émincez l’oignon et l’ail. Faites revenir l’oignon dans la casserole 2 à 3 min puis ajoutez l’ail. Mettez les feuilles d’orties bien nettoyées et cuisez les jusqu’à ce qu’elles aient bien fondues (environ 5 min en mélangeant sans arrêt). Placez à réserver.

Coupez la pomme de terre en dés et cuisez la dans l'eau salée. Ajoutez aux feuilles d'orties.

Préparez à part de le bouillon de volaille et mélangez le à la préparation d'orties.

Mixez, salez, poivrez, c'est prêt !

Panneau N°4 : Bocage et haies

Avec la mécanisation de l'agriculture puis, ensuite, les remembrements agricoles, de nombreuses petites parcelles ont été rassemblées et les haies qui les bordaient coupées.

Voici quelques images aériennes de cette partie de Bouffry.

Evolution du bocage et des dimensions des parcelles agricoles entre 1950 et 2017 :

Bouffry 1950

Bouffry fusion2

Bouffry fusion3

Bouffry 2017

Panneau N°5 : Chemin creux

Beaucoup ont été détruits ou ont cessé d'être entretenus à partir de 1970 pour plusieurs raisons :

  • Ils ne permettaient pas le passage des gros engins agricoles
  • Leur surface pouvait être récupérée pour agrandir les parcelles agricoles
  • Les talus arborés ont été considérés comme obstacles aux développements des grandes cultures
  • L’herbage et la polyculture-élevage perdaient de leur valeur marchande apparente (défavorisées par les subventions nationales et de la politique agricole commune de l'époque qui avaient encouragé l'élevage hors sol et la culture de maïs, soja, colza sur les anciennes prairies).

Le remembrement des années 1970-1990 a été leur première cause de disparition. Le recul du nombre de chemins creux s'est souvent accompagné d'une forte augmentation de l'érosion des sols, des inondations (et sècheresses induites par la non rétention de cette eau), ainsi que d'une augmentation de la pollution des nappes et eaux superficielles par les engrais minéraux et organiques, les pesticides.

Au bord de ces chemins soyez attentif et observez les traces d'animaux !

empreinte sanglier

Empreinte de sanglier

Panneau N°6 : Robinier Faux-accacia

Outre l'accacia, il existe également en région Centre-Val de Loire notamment, une plante aquatique qui s'est faite remarquer par son caractère invasive : La Jussie rampante.

D’origine sud-américaine ou d'Australie elle fût introduite en France entre 1820 et 1830 à Montpellier.

À la manière des tapis de lentilles d'eau, la jussie concurrence la flore aquatique immergée en empêchant la pénétration de la lumière vers le fond et en occupant toute la niche écologique offerte par les nombreux habitats qui lui conviennent.

« En France, un arrêté ministériel du 2 mai 20079, JO n° 114 du 17 mai 2007, interdit la commercialisation et le transport de cette espèce sur le territoire français, dans le but de limiter sa propagation »

Les espèces invasives sont souvent considérées comme la seconde cause de régression de la biodiversité. Certaines espèces, hors de leur habitat naturel contribuent à ce phénomène.

Jussie

Jussie

Panneau N°7 : Gestion Forestière

Quelques chiffres clés 
Depuis 1980, la forêt France croit de 0.7% par an.
75% de la forêt française est privée.
64% des arbres sont des feuillus.

La croissance des arbres
Un arbre pousse en hauteur mais aussi en largeur, toute sa vie.
Depuis son bourgeon terminal, à l’extrémité supérieure de la tige, la pousse d’arbre se développe en hauteur, l’axe principal formera le tronc et les bourgeons situés sous les feuilles formeront les futures branches.

La pousse en largeur se fait sur l’ensemble de l’arbre, en effet chaque année un cerne se développe. Pour connaître l’âge d’un arbre après sa coupe, il faut donc compter les cernes du bois. Selon les conditions du milieu et la place dont dispose l’arbre pour se développer, la largeur de cerne sera plus ou moins importante. C’est ce qui différencie la taille des troncs dans les futaies et dans les taillis.

Panneau N°8 : Sol et géologie

Le point culminant du Loir-et-Cher se situe non loin, sur la commune de Bouffry, en direction de Fontaine-Raoul, au bord de la route départementale 19. Ce point stratégique fût utilisé par le géographe Cassini pour la réalisation de ses premières cartes de France.

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Borne géodesique indiquant le point culminant du Loir-et-Cher

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Chêne de Cassini

Panneau N°9 : Architecture, la bauge

[ La terre, matière première, était employée en fonction de ses qualités et de son abondance à proximité du lieu de construction. La plupart du temps la terre était prélevée sur le lieu même de la future construction. Ces carrière laissent dans le paysage actuel de nombreuses mares ou d'assez brutales dépressions [...] Après avoir décapé la couche de terre végétale, on laissait la terre extraite à "pourrir" en tas à l'extérieur. En effet les cations successives du gel et du dégel, du soleil et de la pluie permettaient un "broyage" naturel du produit. Au moment de la mise en oeuvre la terre était mélangée à des végétaux. ]

Schema maison bauge TB

Sources : Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin et du Bessin, cahier pédagogique sur le bâti en bauge au fil du temps.

Panneau N°10 : Faune des forêts

Une biche n’est pas un chevreuil !
La biche est la femelle du cerf, celui-ci pèse jusqu’à 250 kg lorsque le chevreuil n’en pèse que 26. La hauteur au garrot est aussi très différente : le cerf mesure au garrot, 150 cm et le chevreuil 72 cm.
Lorsque vous les voyez de dos, regardez bien l’arrière. La queue des biches forme une pointe noire sur sa croupe claire appelée « cimier », chez le chevreuil, la croupe appelée miroir est entièrement blanche.

Petites infos !
Les chevreuils ne dorment qu’1h30 à 4h par jour, sauf l’hiver.

Le chevreuil est un ruminant et possèdent plusieurs compartiments stomacaux.

Lors de l’accouplement en été, les ovules de la femelle sont fécondés, les embryons débutent alors leur développement puis s’arrêtent ! La fécondation se terminera qu’à l’hiver. Ce processus permet d’éviter la mauvaise saison, au printemps les faons peuvent se cacher dans la végétation et la nourriture est de nouveau abondante !

Un autre drôle d’habitant des forêts
Les cynips du chêne ou Cynips quercusfolii ou guêpe à galles du chêne
Avez-vous déjà vu ces boules marons parfois rouges, lisses ou velues sur les feuilles du Chêne ?
Les responsables sont de petits hyménoptères (comme les fourmis, mouches, guêpes…) ne mesurant que quelques millimètres, qui pondent leurs œufs sur les feuilles.
Lors de la ponte, elles délivrent des substances qui perturbent les tissus végétaux, l’arbre se met alors à produire des cellules qui formeront la galle. Cette masse servira de protection contre les intempéries et les prédateurs mais aussi de garde-manger pour les larves.
Il existe d’autres arbres avec des galles comme le châtaignier ou encore le rosier, ce sont d’autres espèces d’hyménoptères qui sont à l’œuvre !

 

Vous observerez sans doute également l'écureuil roux. Il existe de nombreuses variations pour les couleurs de son pelage néanmoins il ne faut pas le confondre avec l'écureuil gris, son cousin d'Amérique, qui est invasif en Angleterre et menace l'espèce endémique.

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Ecureuil roux